Mon père de guerre
Lecture de l’auteur et plasticien Noah Truong / sortie de résidence
Vendredi 20 mars
à 19 h 30
Gratuit
Sur réservation
En partenariat avec
Pour le Printemps des poètes, la Villa Valmont vous convie à une soirée de lectures poétiques de textes inédits et en cours de création de l’auteur, poète et plasticien Noah Truong, en résidence en mars pour la poursuite de l’écriture de Mon père de guerre. Quand la petite et la grande Histoire font nœuds, peut-on imaginer échapper à nos héritages ? Comment la langue poétique s’y fraie-t-elle un chemin ?
Dans ce troisième projet littéraire, le récit prend pour point de départ un voyage au Vietnam. Le narrateur s’y retrouve confronté, à ses dépens, aux vestiges des guerres d’Indochine et du Vietnam, qui ont provoqué l’exil de sa famille en France. Il décide de partir à la recherche du cimetière de ses ancêtres dans la vallée du Mékong. Son père, un artiste franco-vietnamien réfugié en France, l’accompagne virtuellement et lui raconte, à distance, son histoire de famille : celle de la guerre civile qui a opposé le Vietnam du Nord et le Vietnam du Sud, dans l’ombre de l’affrontement avec les puissances françaises et américaines.
À partir du genre littéraire apparemment simple qu’est le récit de voyage, Noah Truong développe les thèmes de la filiation, de la transmission de la mémoire de la guerre et de l’exil, de l’identité multiple (française, vietnamienne, queer) et de la relation père-fils au prisme de la masculinité transgenre. Que faire lorsque nos histoires de famille sont des histoires de guerre ? Comment se les raconter à soi-même ? Peut-on refuser d’en faire partie ?
Une entrée privilégiée dans l’univers littéraire de cet auteur dont on n’a pas fini d’entendre parler.
Noah Truong
Noah Truong est écrivain, poète et plasticien. Il est l’auteur de deux livres de poésie, Manuel pour changer de corps (Cambourakis, 2024) et Et Pourtant (Paulette Editrice, 2025). Il participe également à des anthologies (L’année poétique : esprit de résistance, Seghers, 2025) et des livres collectifs (Dustan, l’héritage, Paulette Editrice, 2025). Son travail est nourri de la philosophie matérialiste de Monique Wittig et des « cultural studies » féministes et postcoloniales, qui font du texte un endroit d’intervention sur les représentations culturelles hégémoniques (Homi K. Bhabha). Il s’est notamment intéressé à ce que le texte peut « faire » au genre et aux corps genrés. Il est diplômé de Sciences Po Paris et du Master de Création littéraire de l’université Paris 8.
© Charlène Yves