NOM D’UN ANIMAL

 

Lecture performée / Petit déjeuner poétique et dansé

avec l’auteur Antoine Mouton et la chorégraphe Laure Terrier / Cie Jeanne Simone

 

Dimanche 15 novembre

à 11 h

Prix libre

Sur réservation 

En partenariat avec

Réunir le texte et le corps, l’écrivain Antoine Mouton et la chorégraphe Laure Terrier autour d’une même conviction : la lecture est un acte profondément physique et relationnel.

La voix du lecteur et la présence de la danseuse dialoguent sans jamais s’illustrer. Antoine lit, ancré dans le texte ; la danseuse habite les lieux, leurs usages, leurs circulations, leurs silences. La danse devient écho, déplacement, respiration des mots. Ensemble, ils composent une forme sensible qui révèle le lieu comme espace vivant, traversé de présences, d’images et de récits.

Cette proposition délicate et immersive invite chacun·e à tisser son propre fil entre le texte, le corps et le lieu, avant un temps d’échange, et ce, autour de délicieuses viennoiseries, jus et boissons chaudes.

Qui dit mieux ? 

Texte et lecture : Antoine Mouton // Publication aux Éditions La contre allée
Chorégraphe et interprète : Laure Terrier // Compagnie Jeanne Simone

©  Ed. La Contre Allée

Antoine Mouton

Antoine Mouton est né en 1981 à Feurs.
Depuis 2004, il a publié onze livres, des romans, des poèmes, des récits, des textes sans genre précis, parfois accompagnés de photographies. Il a été membre du bureau de lecture des Fictions radiophoniques de France Culture, puis du comité de lecture du théâtre de la Colline à Paris, où il était aussi libraire pendant neuf ans. Il enseigne à l’Ensatt à Lyon, auprès des écrivain-es dramaturges, et à la Fai-ar à Marseille. Il donne régulièrement des lectures publiques de ses propres textes et transmet la pratique de l’écriture lors d’ateliers ou de stages. Il ne pense pas que l’écriture se réduise à la production de livres. Écrire est aussi une façon de s’inscrire dans le monde, le temps, la société. En 2025, il a écrit, pour la compagnie Jeanne Simone, les poèmes du spectacle Animal Travail, mis en scène par Laure Terrier, dans lequel il est également interprète.

Bibliographie

2024 : Nom d’un animal, éd. La Contre-Allée
2023 : HKZ. Le livre du revenir, Ypsilon éditeur
2022 : Toto perpendiculaire au monde, roman, éd. C. Bourgois
2022 : Les Chevals morts, éd. La Contre-Allée
2020 : Poser problème, poèmes et photographies, éd. La Contre-Allée,
lauréat de la bourse Gina Chenouard (Sgdl)
2017 : Imitation de la vie, roman, éd. Christian Bourgois
2017 : Chômage monstre, poèmes, éd. La Contre-Allée
2015 : Le Metteur en scène polonais, roman, éd. C. Bourgois – sélection Prix
Médicis et Prix de l’Académie Française ; réédition Points 2017
2011 : Où vont ceux qui s’en vont ? Poèmes, éd. La Dragonne
2008 : Berthe pour la nuit, éd. La Dragonne
2004 : Au nord tes parents, éd. La Dragonne, Prix des Apprentis et Lycéens de
la Région PACA
En revues : Trafic, Jef Klak, Muscle, N4721, Bacchanales, La moitié du fourbi,
Triages, Fracas, realpoetik, Phoenix, Anthologie du Printemps des Poètes au
Castor Astral…

©  Rob Bielee

Laure Terrier

Laure Terrier crée des spectacles qui font la part belle à la contestation dans les failles, en désaxant corps, sons et mots vers d’autres irrégulières structurations horizontales. Elle chérit  le jaillissement, le solaire et glisse d’autres possibles au travers de nos espaces quotidiens.
C’est dans une relation ténue aux lieux de nos quotidiens, dans ce qu’ils proposent / suggèrent / imposent aux corps et prédéterminent de nos relations, que se trame une part essentielle de la dramaturgie des spectacles. Laure Terrier y tisse des écritures de corps, de sons, de mots, portées par des individus comme nous toutes et tous singulier·es qui s’autorisent la danse pour (nous) dire au monde. Elle tente de raviver notre attention aux unes et aux autres, habitant·es de ces tissus quotidiens.

L’essentiel des spectacles est dédié à l’espace public et à certains de ses lieux spécifiques, parce que c’est là que s’éprouvent corps et corps social, qu’ils portent un gilet jaune, alertent sur l’accaparement de l’eau, de l’air laissé respirable ou du temps octroyé à vivre pendant et après la vie dite active. Des créations s’ancrent ainsi, l’une dans les lieux Classe et École, d’autres au travers de la Place publique, une autre se dédie aux spécificités de l’espace public du Quartier pavillonnaire… C’est bien dans cet espace public que se rencontrent, s’articulent et se frictionnent les gens, les points de vue et les mondes, que se brandissent de vitales aspirations qui cherchent à se comprendre elles-mêmes. C’est là que les un·es et les autres tentent de se (re)saisir vivant·es, actant·es, en appui contre l’expérience atone et stérile d’être le maillon d’un système statique (qui ne se pense plus qu’économique et indestructible).

©  Cie Jeanne Simone