Patricia Morta‐gne

© Pacôme de DIeu

Après quelques années passées dans le disque, Patricia dérive en direction du cinéma et participe à l’Atelier Scénario de La Fémis en 2003, au CEEA et à l’atelier documentaire de Lussas.

Elle s’investit dans l’écriture de plusieurs documentaires dont les yeux ouverts sorti en salles en novembre 2010. En 2012, elle réalise Cet homme-là (est un mille-feuilles), (Les films d’ici / Arte).

Elle explore également la fiction d’animation et co-écrit Les hirondelles de Kaboul réalisé par Zabou Breitman et Elea Gobbe Mevellec (sélection à Cannes, Annecy…)  ou encore La nuit des sacs plastiques de Gabriel Harel (lauréat cesar 2020 du court métrage d’animation, prix du syndicat de la critique, quinzaine des réalisateurs, Annecy, etc).

En parallèle, elle travaille sur plusieurs films en prises de vues réelles comme Une vie ailleurs d’Olivier Peyon  ou Mardi de 8 à 18 (semaine de la critique à Cannes, Clermont-Ferrand) de Cecilia de Arce.

Patricia travaille actuellement à l’écriture de Femmes au volant, le prochain long-métrage de Nine Antico et développe une série d’animation jeunesse, à partir d’un unitaire qu’elle a écrit, Louise et la légende du serpent à plumes, réalisé par Hefang Wei, produit par Kazak Production, diffusé Canal Plus et sorti en salles en fevrier 2023.

Elle vient d’écrire l’adaptation du prochain scénario de Tony Gatlif, Ange et Soléa. Parallèlement, elle développe son prochain documentaire.

Qu’un seul vienne et l’autre suivra (anciennement nommé Bagarre)

« Quand je ne suis pas focalisée sur des projets d’écriture, j’observe – et parfois, je filme – mes deux fils Victor et Melvil (13 et 11 ans) avec une intention, un regard de cinéaste et plus seulement de mère, ce dont ils ont conscience et qu’ils acceptent.

 Je suis fascinée par le lien qui se tricote subtilement entre eux, année après année. Je me suis aussi rendu compte de la pression que je me mettais à élever ces deux garçons dans le monde post #Metoo, de mes propres interrogations sur la place de la tendresse et de la violence dans la construction de leur fraternité, et par extension, de leur masculinité. De plus, filmer le lien fraternel m’obsède depuis la disparition (en 2019 et 2022) de mes parents qui furent les personnages de mon premier documentaire.

J’ai l’intuition d’un film qui pourra accomplir des choses que je serais bien incapable de raconter dans un récit fictionnel, mais dont la forme documentaire s’impose à moi comme une évidence pour ouvrir une brèche, tendre et inédite, sur les questionnements autour de la masculinité, sur la fragilité de nos liens, et sur leur « dur désir de durer » qui se transmet de génération en génération. »

Patricia Mortagne