Compagnie du Risque

Avec Berekia Yergeau,
Hélène Capelle,
Maïra de Oliveira Aggio
et Laetitia Ajanohun 

© Cie du Risque

En résidence du 22 au 29 avril 2024

En partenariat avec

La création Scandale : On voit mieux de la place du fond

« En partant du postulat, que le monde du travail est un endroit de souffrance pour bien des femmes, nous allons nous y confronter à laide de celles qui font disparaitre les affronts à coups de serpillères, qui lavent le mépris à grandes eaux, les « esclaves ? » modernes, premières victimes de la sous-traitance. Celles qui font écho pour certaines dentre nous à nos grands-mères, domestiques ou filles de bonnes. »

Pour sa nouvelle création, Scandale : On voit mieux de la place du fond, la Cie du Risque s’associe à la Cie OTEP basée en Guyane dans le but d’élargir ses questionnements, sa vision du réel et par là son imaginaire. Ce projet a été pensé en trois volets de 45 minutes portés par quatre artistes issues du théâtre et du cirque travaillant essentiellement en Hexagone, en Outre-Mer, au Brésil, ainsi que dans plusieurs pays d’Afrique francophone. Le déplacement est au cœur de la démarche de création.

© Rosa Hernandez

VOLET 1- Saison 2023/2024

Synopsis :

Ça pue. Ça pue partout.

Ça pue le départ.

De nos bases

invisibles

qui se mourraient

en silence.

Saleté !

Les pieds dans la boue, on senlise dans la vase. 

Nos vases prennent la poussière.

Les plumeaux sont en berne.

Les premières sont les dernières.

Que serions-nous sans elles ?

La France, la République, et même l’ailleurs sont chamboulés par une nouvelle crise politique qui claque. Non pas la porte aux nez des étrangers, mais la joue de tous ceux à qui on a appris à tendre l’autre. Les gouvernements du monde occidental et tous ceux qui aspirent à le devenir viennent d’émettre l’interdiction formelle d’embaucher une femme de chambre, une domestique, une nounou, une servante, une bonniche, une aide-ménagère ou une jeune fille au pair. Ce tant et aussi longtemps qu’aucun accord ne sera signé quant à l’instauration de nouvelles règles strictes et formelles normant ce secteur d’activité. 

(…)

Face à ce cataclysme ébranlant l’une des sphères économiques les plus complexes de nos sociétés capitalistes, l’ONU organise une consultation citoyenne où 8 femmes touchées de près par cette crise viendront témoigner de leur expertise, exposer leur de point vue et tenteront ensemble de proposer des axes de résolution justes.

Bérékia Yergeau

Bérékia est une autrice et metteuse en scène d’origine haïtienne qui a développé sa passion pour la scène, les arts et les lettres à Montréal. Installée en Guyane depuis 2014, elle y a fondé sa compagnie OTEP (Œuvres théâtrales Et Poétiques). Inspiré par son lieu de vie pour créer, son théâtre est celui de la réconciliation et de l’universel. Elle ancre le choix de ses thématiques dans les enjeux du présent qu’elle développe à base de faits vécus et de témoignages. La poésie occupe une place prégnante dans ses œuvres tant à l’écrit qu’au plateau. 

© Cie OTEP

Hélène Capelle

Hélène est comédienne, metteuse en scène et co-directrice de la Compagnie du Risque, née en Mayenne, a étudié et commencé sa carrière à Paris. Elle est installée aujourd’hui à Bordeaux. Son théâtre militant trouve son ancrage dans les rencontres ou les recherches nourries, documentations, interviews, voyages, propositions d’ateliers pour tenter de ne jamais le déconnecter du réel.

© DR

Maïra de Oliveira Aggio

Maïra, artiste-chercheuse brésilienne, circassienne, après douze ans de vie en Europe revendique toujours son appartenance viscérale à la région du Nordeste du Brésil où elle a grandi. Dans son travail elle croise les thématiques qui la traversent : la contre-colonisation des savoirs, l’écologie, le féminisme et le spectacle vivant.

© natiepaz

Laetitia Ajanohun

Laetitia est autrice, comédienne, metteuse en scène et co-directrice de la Compagnie du Risque, belge par sa mère, béninoise par son père, habite aujourd’hui à Paris. Elle élabore son écriture dans les allers-retours entre plusieurs territoires « francophones ». Elle multiplie les tentatives de décentralisation : sa langue, elle la veut du maquis, ou mikiliste, « frappant la forme », polymorphe et en perpétuel mouvement.

© François Loupien