Chris Pividori & Morgane Robert

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En résidence en juin 2026

Chris Pividori Maurutto

Paysagiste DE, docteur en architecture et paysage (Université Bordeaux Montaigne), post- doctorant et enseignant (théorie du projet de paysage, bricolage & création) à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux, Chris Pividori a soutenu une thèse en 2025 sur les pratiques paysagistes (trajectoires professionnelles, pratiques, éthiques), cette dernière ayant été le siège de la réalisation d’un film de recherche intitulé Jubjoter.  Rattaché au laboratoire Passages (UMR5319 du CNRS) depuis 2025, il y développe une recherche sur les trajectoires professionnelles des paysagistes, mais aussi sur les écritures alternatives, notamment au travers de la co-organisation du festival GéoCinéma (et plus particulièrement d’une soirée ayant comme support de discussion le jeu vidéo) et la co-organisation des journées de la commission Géographie en images et sons du CNFG.

Chris Pividori est lauréat de la résidence de création / recherche Réécrire le paysage 2026 portée par la Villa Valmont. Il sera accompagné d’une collaboratrice, la paysagiste et chercheuse Morgane Robert.

Morgane Robert

Paysagiste DPLG, docteure en architecture et paysage (Université Bordeaux Montaigne), responsable de la recherche et du développement en bureau d’étude sur les paysages alimentaires (SCOP SaluTerre), elle est également maîtresse de conférences à l’ENSAP de Bordeaux, enseignante en botanique et ethnobotanique. Elle a réalisé une thèse soutenue en juillet 2021 ainsi qu’un film de recherche sur la prolifération des espèces exotiques envahissantes, illustrée au travers de la trajectoire paysagère du Leucaena leucocephala (Lam.) de Wit. dans les savanes et les ravines de l’île de La Réunion, en lien avec des phénomènes de déprise pyro-pastorale. Elle est rattachée à l’UMR Passages (5319 du CNRS) depuis 2016, où elle consacre le principal de ses recherches à l’étude des processus paysagers issus de dynamiques végétales et à leur phénologie, ainsi qu’aux liens entre la conservation de la diversité biologique domestique et les projets de gestion environnementale et paysagère. Elle participe également aux activités du réseau de chercheur·euses « Plantes & cueillettes ».

Le projet de résidence – Relationner autrement avec le vivant : paysages, sémiophores et récits sensibles 

Ce projet propose de regarder les paysages autrement, en partant du vivant qui les compose :
arbres, plantes, animaux, sols, champignons, etc. Aujourd’hui ces éléments sont le plus souvent abordés à travers des logiques techniciennes (inventaires, cartes, listes, etc.). Ces outils sont nécessaires, mais ils laissent peu de place à ce que les humains ressentent, racontent et projettent dans leur relation au vivant.

Nous faisons l’hypothèse suivante : pour transformer nos manières d’habiter et de gérer les paysages, il faut aussi transformer les récits que nous en faisons. Notre projet vise donc à créer (en les recueillants) des expériences sensibles, ancrées dans des situations concrètes, à partir d’êtres vivants précis (un arbre important, une plante avec qui on a eu une histoire, un oiseau qu’on entend régulièrement, etc.) envisagés non pas comme de simples éléments naturels, mais comme des points de relation, porteurs de sens, de mémoire et d’affects.

À la croisée de la recherche en paysage et de la création artistique (cinéma, photographie, dessin, son, etc.), la résidence sera conçue comme un laboratoire expérimental. Elle permettra de tester une manière simple et accessible de raconter les paysages à partir de portraits de relations situées, et de montrer comment celles-ci participent pleinement à la vie sociale, culturelle et politique d’un territoire.