Manon Roblin

©  Orlane Dubiez

En résidence en novembre 2026

Manon Roblin est autrice et comédienne au sein de la Compagnie Les Diluviennes, qu’elle a créée en 2024 avec la metteuse en scène Myrtille Valls-Guidoni. Elle est également doctorante à l’Université Bordeaux Montaigne, au sein du laboratoire de recherche ARTES.

La compagnie explore les rapports à la mémoire collective et individuelle, aux questions d’héritage, à la pop culture et à la musique. Les Diluviennes ont pour obsession de créer un théâtre proche des personnes, engagé et résolument festif, afin de créer des espaces de joie et de larmes communes et politiques. Leur première pièce, Ce que tu sais, sera créée en avril 2027 à l’Atelier du Neez (Jurançon).

Son projet de résidence – Écrire pour la scène depuis le mouvement #MeToo.

Ce projet de recherche-création s’inscrit dans le cadre de la thèse de recherche-création Ecrire pour la scène depuis le mouvement #MeToo. Etudes en contexte de dramaturgies contemporaines, incluse dans le projet soutenu par la région Nouvelle-Aquitaine « E.T.C. 21 – Des écritures théâtrales contemporaines en langue française en mutation au 21e siècle ».

Cette création a pour objectif d’explorer les questionnements soulevés par les recherches menées pour la thèse. Comment, pour quoi et pour qui écrit-on pour le théâtre depuis #MeToo ? Comment trouver son équilibre d’auteurice entre les injonctions à la prise de parole sur les questions de violences sexistes et sexuelles et la volonté d’éviter une nouvelle essentialisation ? Comment sortir du carcan biologisant de l’écriture féminine ? Combien de récits convoquant des réflexes voyeuristes chez les spectateurices-lecteurices faudra-t-il pour avoir l’impression d’être entendu.es ? #MeToo a participé à la libération de la parole, mais n’a-t-il pas également créé une deuxième chambre à soi, entourée de baies vitrées contre lesquelles se presser pour mieux apprécier la vue du traumatisme ? A travers ce texte théâtral, il s’agira d’interroger nos postures d’écriture, mais également d’explorer les possibles futurs, les nouveaux imaginaires et les échappées féministes dont nous devons nous saisir.