Peau noire, île rouge

Sortie de résidence du poète-romancier malgache Elie Ramankavana

& concert de la musicienne HÅNTCHA

Mercredi 29 avril

à 18 h 30

 

Gratuit

Sur réservation

En partenariat avec

Mercredi 29 avril, l’île rouge est à l’honneur à la Villa Valmont.

Pénétrez dans le prochain texte du poète-romancier Elie Ramanankavana, Peau noire, île rouge, situé à la croisée de l’histoire, de la mémoire et de la fiction poétique et qui exhume une page oubliée, celle des tirailleurs sénégalais envoyés à Madagascar, d’abord en 1895 pour la conquête coloniale, puis en 1947 pour réprimer l’insurrection. Des peuples noirs placés face à face, utilisés puis effacés. Inspiré par Peau noire, masque blanc de Fanon, le livre interroge la place imposée et le mal-être hérité. Dans ce projet de deuxième roman, que l’auteur, lauréat de la résidence d’écriture francophone Afriques-Haïti 2026, est venu travailler durant un mois en résidence à la Villa Valmont, les voix se superposent pour composer une fresque hantée, sans héros ni morale, mais habitée par la parole des oublié·es.

La lecture d’extraits du roman en écriture et son introduction par l’auteur seront proposées à la suite d’une courte présentation des ateliers menés tout le mois par Elie Ramanankavana avec une classe de lycéen·es des Iris (Lormont). 

Pour la deuxième partie de cette soirée qui vous est proposée par la Villa Valmont, l’Institut des Afriques et ALCA, nous vous invitons à plonger dans l’univers électronique et onirique de l’artiste, chanteuse et musicienne HÅNTCHA, qui performera un solo d’une trentaine de minutes.

Pour conclure ce joli programme, nous vous convions , si vous le souhaitez, à rester avec nous pour rencontrer et échanger avec les artistes autour d’un verre.

Elie Ramanankavana

Elie Ramanankavana, poète-romancier et journaliste culturel né à Antananarivo en 1995, est l’un des tenants de la nouvelle génération d’écrivains malgaches. Avec une œuvre tendue entre mémoire intime, oubli et violence, Elie Ramanankavana s’est forgé au cours de sa carrière une réputation de poète au verbe impétueux. Nourri dès l’enfance par les livres et les idéaux d’un père professeur de français et politique, il écrit très tôt, puis s’affirme à l’adolescence dans une poésie âpre, à la fois sombre et lumineuse. Devenu galeriste à Is’art Galerie, il est repéré par les artistes, exposé à la Fondation H, au Prix Paritana 2022 et 2023, puis à Hakanto Contemporary en 2024 avec Litanie pour une mère. Chroniqueur littéraire pour No Comment, il fait dialoguer Rabearivelo, Sony Labou Tansi et Ananda Devi avec l’Île Rouge. La même année, le même mois, il publie Encre et lumière chez Mparaiaka Boky Madagascar et Milles naissances pour quelques morts chez Edern Editions Belgique, avant d’achever son premier roman, intitulé Fortune, à paraître en 2026.

Elie Ramanankavana est lauréat de la résidence d’écriture francophone Afriques-Haïti 2026, co-portée par ALCA, l’Institut de Afriques, la Villa Saint-Louis Ndar, en partenariat la Maison des Écritures de La Rochelle et la Villa Valmont à Lormont, avec le soutien de L’Institut français du Sénégal et de la Région Nouvelle-Aquitaine.

© DR

Hantcha

Artiste d’origine malagasy, Hantcha explore une musique intime et organique où se rencontrent voix, guitare, textures électroniques et narration poétique. Son univers puise à la fois dans les vibrations de la soul, les climats de la folk, les profondeurs du trip-hop et la tension cinématographique. Avec une présence magnétique et un rapport très instinctif au son, Hantcha façonne une musique qui touche autant le cœur que l’imaginaire, influencée par des œuvres telles que celles de Radiohead, Portishead, Björk, Fink, Woodkid, Maya Kamaty.

Née sous le prénom Hanitra (“le parfum, l’essence” en malagasy), Hantcha évolue entre deux cultures qui nourrissent son rapport au monde. Très tôt confrontée à des questions d’identité, de singularité et de visibilité, elle trouve dans la musique un refuge puis un véritable terrain d’expression.

De cette traversée intime naît une écriture à la fois épurée et vibrante, qui interroge la résilience, les racines, le féminin et la puissance du vivant.

Son nom de scène, adaptation intime de son prénom malagasy, devient le symbole de son cheminement : réinventer sans renier, transformer sans s’effacer.

Sur scène, Hantcha livre un univers qui mêle intensité et délicatesse, où chaque son devient un geste et chaque silence, un paysage.

© Naraes