Rencontre avec les auteur·ices allemand·es Hans Pleschinski et Nora Haddada
Jeudi 12 mars
à 19 h
Gratuit
Sur réservation
En partenariat avec
Pour ce premier rendez-vous de 2026, en partenariat avec l’association France Libertés Gironde, la Villa Valmont reçoit deux figures majeures de la littérature contemporaine allemande, qui, par delà le Rhin, manient la langue avec précision et malice pour ausculter la société allemande : l’éditeur et écrivain désormais reconnu Hans Pleschinski, et l’écrivaine Nora Haddada, que d’aucun·es qualifient de voix emblématique de la génération Z ; de celles qui ne se tiennent pas sages.
Nora Haddada
Nora Haddada, originaire de Neunkirchen, a quitté le Saarland pour s’immerger dans la scène créative de Berlin. C’est là qu’elle a écrit son premier roman, Nichts in den Pflanzen, paru en 2023, qui explore les illusions du milieu artistique à travers le personnage de Leila, une scénariste en panne d’écriture. Nora Haddada a elle-même collaboré à des scénarios et été assistante de production. Son second roman, Blaue Romanze, paru en septembre 2025, est une grande histoire d’amour entre légèreté française et sérieux allemand : Le Berlinois Julian fait la connaissance de la Parisienne Myriam dans un bar karaoké à Marseille, mais ils se perdent rapidement de vue. Lorsque Myriam vient à Berlin pour son doctorat, ils se retrouvent. Mais après le 7 octobre 2023, ils évoluent chacun dans deux camps opposés.
Diplômée en écriture créative de l’Université de Hildesheim, passée par l’École Normale Supérieure de Paris, son parcours l’a également menée à collaborer avec des agences littéraires, notamment Petra Eggers à Berlin (aujourd’hui Gaeb & Eggers, qui la représente comme autrice). Elle a participé à des projets d’édition, comme l’anthologie « Landpartie, » et a également publié un extrait de son roman dans le magazine « Bella triste. »
Portant la voix de la génération Z dans le débat contemporain, Nora Haddada s’engage sur des questions sociales et, lors de la 77ème édition de la Foire du livre de Francfort en octobre 2025, interpelle les auteur·ices sur leur silence face aux injustices à Gaza. À travers ses écrits, elle illustre les défis de la jeunesse contemporaine confrontée à des attentes sociales élevées, tout en démontrant une profonde compréhension des dynamiques humaines et culturelles.
© David Simon
Hans Pleschinski
Hans Pleschinski, originaire de Celle, est un écrivain allemand reconnu pour ses romans tels que Portrait d’un homme invisible et Königsallee. Il est également l’auteur d’essais, de nouvelles et de pièces radiophoniques, ainsi qu’éditeur de sources en français, ayant traduit des œuvres de figures telles que Frédéric le Grand et Voltaire.
Hans Pleschinski a grandi à Wittingen, en Basse-Saxe, dans la région frontalière germano- allemande. Son livre Ostsucht, publié en 1993, est inspiré de sa jeunesse dans cette région et est de nature autobiographique. Il a étudié l’allemand, les langues romanes et les études théâtrales à l’Université de Munich et travaillé avec la radio bavaroise (Bayerischer Rundfunk). Il dirige le département de littérature de l’Académie bavaroise des beaux-arts et fait partie du PEN Berlin, un groupe d’écrivains.
Dans ses écrits, Pleschinski utilise un style postmoderne, se moquant de la littérature trop sérieuse de son époque. Ses premiers livres, comme Frühstückshörnchen, montrent un ton joyeux et audacieux.
Ses histoires, comme Brabant et Ludwigshöhe, explorent les contrastes entre la richesse et la pauvreté. Dans Königsallee et Wiesenstein, il évoque des écrivains célèbres comme Thomas Mann, en parlant de leur succès et des défis qu’ils rencontrent. Dans “Brabant”, une cinquantaine de membres d’une association culturelle européenne montent à bord d’une corvette. Leur but ? Faire un tir de canon sur le Pentagone à Washington, aux États-Unis, pour protester contre la domination de la culture américaine.
Pleschinski ne fait pas du national-socialisme et de ses conséquences le cœur de son œuvre ; il se concentre sur des évolutions de l’histoire allemande et européenne qui s’étendent bien au-delà. À l’occasion de son 18e anniversaire, il affirme : « Je ne souhaite pas être associé au Troisième Reich. »
© C.H.Beck Verlag / Christoph Mukherjee
Rencontre animée par Jacqueline Madrelle (vice présidente de la Fondation Danielle Mitterrand et présidente du relais Gironde) et organisée à l’initiative du Département de la Gironde, de l’association France-Libertés Gironde et en partenariat avec le Rectorat de l’Académie de Bordeaux, le concours Citoyenneté Européenne a lieu chaque année dans le cadre de la Semaine nationale d’éducation contre le racisme (quatrième semaine de mars en France).
Une vente-dédicaces des livres des deux auteur·ices vous sera proposée sur place !