Emmanuel Campo
© Sophie Dumont
En résidence en mars 2026
En partenariat avec
Emmanuel Campo
Emmanuel Campo est né en 1983. Il est franco-suédois et habite actuellement à Lyon. Il s’empare de la scène assez tôt dans son parcours artistique, alimenté autant par le spoken word que par le théâtre et les poésies sonores et performatives. Ses livres, publiés aux éditions La Boucherie littéraires et aux éditions Gros Textes, témoignent d’un intérêt pour la poésie narrative, incarnée dans un quotidien, oscillant entre vie quotidienne et humour absurde. Il s’intéresse aujourd’hui à l’écriture modulaire et au montage. Il a performé ses textes en musique, en solo ou en collectif sur de nombreuses scènes. Il crée ses spectacles et porte des projets collaboratifs au sein de la compagnie Étrange Playground, et a collaboré en tant qu’auteur et/ou interprète à la création d’une dizaine de spectacles et projets musicaux avec d’autres compagnies et artistes. Il travaille la lecture musicale (ou concert littéraire) depuis le début de son parcours. Depuis 2021, il forme avec le batteur Éric Pifeteau un duo « Poète x Batteur ». Son cinquième livre _Maison 2_, paraîtra en mars 2026 aux éditions la Boucherie Littéraire. www.ecampo.fr
Son projet de résidence
« _Maison 2_ » est un livre que j’ai projeté il y a déjà dix ans, et qui sera le deuxième volet d’une série initiée par mon premier livre » Maison. Poésies domestiques » paru en 2015. Maison sera une série de livres : Maison 2, Maison 3… Ce que je veux bâtir avec cette série, c’est l’idée du feuilleton bien sûr, mais surtout celle du livre constamment mis à jour par l’âge, la vie, le parcours et le projet artistique.
[…]
Avec Maison 2, je délaisse l’auto-dérision et l’ironie. J’ai compris que le livre s’écrirait comme submergé par le thème de la » Maison Origine » et celui de » l’autre maison « . Il s’agira d’un livre profondément nostalgique, parfois naïf, sur les liens familiaux, les familles éloignées, la difficulté de transmettre sa culture d’origine à ses enfants. Il y aura là le regard déformé par la nostalgie de l’adulte, le rapport à la filiation, la communauté, et les lieux du pays d’origine ou de l’enfance qui nous manquent. Le rapport entre mouvement et culture sédentaire. »